En occasion aussi, les voitures diesel n’ont plus la côte

Paris, le 1 septembre 2017 – Le boom du marché de l’occasion se poursuit mais les véhicules diesel ont de moins en moins la côte, comme le montre les chiffres publiés ce jour par AAA Data, le leader de la data Automobile.

Occasion en hausse mais diesel atone

Le marché des voitures d’occasion va bien. Mais toutes les voitures ne trouvent pas facilement preneurs : les voitures diesel commencent à souffrir de la désaffection des particuliers pour ce type de motorisation.

Sur les 8 premiers mois de l’année, les Français ont acheté 3,9 millions de voitures d’occasion. Ce sont 105 073 véhicules de plus que l’année dernière à la même période, soit une hausse de 2,80 %.

« Comme pour l’achat de véhicules neufs, les consommateurs se détournent de plus en plus du diesel en raison de la hausse de la fiscalité sur le gazole qui le rend de moins en moins attractif sur des courts trajets. A cela s’ajoute, la prise de conscience environnementale et la peur des interdictions de circulation prises par les grandes villes comme Paris. », explique Marie-Laure Nivot, Responsable Intelligence Marchés AAA-Data.

En conséquence, les ventes de voitures d’occasion diesel sont atones (- 0,15% sur la période allant de janvier à août de 2017). Depuis 2015 et l’éclatement du scandale du Dieselgate, il y a eu un coup d’arrêt à la croissance du diesel occasion.

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Perte de 3 points de parts de marché depuis 2014

Si, en volume, les voitures diesel restent encore le premier segment de l’occasion, avec 2,5 millions de voitures vendues en 2017, la mutation du marché VO est en cours. Entre 2014 et 2017, le diesel occasion a déjà perdu 3 points passant de 68 % à 65% de parts de marché.

Le marché de l’occasion est étroitement lié à celui du véhicule neuf et aux comportements des professionnels, flottes d’entreprises et loueurs, qui fournissent l’essentiel des voitures à la revente. Or les gestionnaires de flottes ont commencé à modifier le mix-énergie de leurs achats de voitures neuves.
Le diesel neuf chez ces professionnels stagne en 2017. Ce qui fait suite à une baisse de 4 % en 2016.

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Les stocks diesel augmentent chez les garagistes

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Compte tenu de l’atonie des ventes de diesel, les stocks VO diesel risquent de gonfler chez les revendeurs professionnels. En 2017, ils ont repris 11 % de voitures diesel (déclaration d’achat) en plus, contre seulement +8 % pour les voitures à essence. Le ratio des véhicules repris par rapport aux véhicules revendus a d’ailleurs augmenté entre 2017 et 2016, atteignant 33 %.
La question est de savoir quel sera l’impact sur la valeur résiduelle de ces véhicules.

Les allemandes gardent la côte, les françaises à la peine

Contrairement à ce qu’on pourrait penser, la désaffection du diesel ne touche pas toutes les marques de la même manière. Ce sont les marques françaises qui sont le plus pénalisées alors que les marque allemandes s’avèrent encore assez dynamiques.

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