Automobile
Communiqué de presse du 1er octobre 2026 –
Les voitures neuves hybrides (43 %) conservent une part de marché supérieure à celle des électriques (42 %), dans un contexte de prix des carburants à des niveaux records.
Le marché des voitures particulières neuves (VPN) totalise 156 629 immatriculations en septembre 2026 (22 jours ouvrés contre 22 en septembre 2025), en hausse de 12 %. Depuis le début de l'année, le cumul s'établit à 1 234 945 unités, en progression de 4 %.
- Les immatriculations de voitures neuves progressent de 12 % à 156 629 unités ; la part de marché (PDM) des voitures neuves hybrides (43 %) reste supérieure à celle des électriques (42 %) sur le mois.
- Les ventes aux particuliers progressent de 27 % et portent la dynamique du marché ; les sociétés hors secteur automobile reculent de 8 %.
- Les motorisations thermiques poursuivent leur repli marqué : essence à -39 %, diesel à -62 %. Le GPL fait figure d'exception à +23 %.
- Les voitures d'occasion totalisent 435 236 transactions, en baisse de 5 % ; les voitures d'occasion électriques progressent de 32 %.
- FOCUS : Les flottes d'entreprise face à un automne sous tension.
Le marché de septembre 2026 poursuit la dynamique observée depuis le début de l'été, dans un contexte de calendrier civil sensiblement différent de celui de septembre 2025. Les parts de marché de l'électrique et des hybrides restent proches, illustrant l'accélération de la transition énergétique sur le marché des voitures neuves. À l'inverse, le marché des voitures d'occasion reste en retrait, même si les transactions sur voitures électriques y progressent nettement.
« Septembre 2026 confirme la montée en puissance des voitures neuves électriques : leur part de marché atteint 42 %, au coude-à-coude avec les hybrides. Les particuliers, soutenus par le leasing social et le bonus Certificats d'économies d'énergie (CEE), sont le premier moteur de cette dynamique. », déclare Marie-Laure Nivot, Head of automotive market analysis chez AAA DATA.
Les voitures neuves en hausse de 12 %, le cumul en progression de 4 %
Le marché VPN enregistre en septembre 2026 une hausse de 12 %, à 156 629 immatriculations. Le cumul janvier-septembre s'inscrit en progression de 4 %, à 1 234 945 unités.
Les voitures neuves électriques à 42 % de PDM, au coude-à-coude avec les hybrides (43 %)
Les immatriculations de voitures neuves électriques atteignent 65 243 unités en septembre, soit 42 % de part de marché (+108%). Depuis le début de l'année, les ventes de voitures neuves électriques totalisent 387 338 unités (31 % de PDM, en progression de 79 %). La PDM des hybrides s'établit à 43 % sur le mois.
Chez les particuliers, les voitures neuves électriques représentent 41 503 unités et 47 % de PDM. Chez les flottes, la part de marché atteint 43 % (16 940 unités, en hausse de 76 %). Cette performance s'inscrit dans un contexte de soutien renforcé : poursuite du bonus CEE, leasing social relancé le 16 juillet 2026 avec 50 000 voitures proposées à 200 euros par mois maximum, et nouvelles aides entrées en vigueur au 1er septembre (aide aux gros rouleurs, aide aux taxis). Les normes CAFE, avec un lissage sur 2025-2027, incitent par ailleurs les constructeurs à maximiser leurs ventes de voitures électriques. Le Tesla Model Y domine le classement du mois (8 183 unités), suivi de la Renault 5 (5 224), de la Renault Twingo IV (4 988), de la Peugeot 208 II (3 274) et du Renault Scenic V (2 738).
Voitures hybrides en repli, les motorisations thermiques en fort recul
Les ventes de voitures hybrides, toutes catégories confondues, représentent 43 % du marché en septembre (67 349 unités, en baisse de 6 %). Les full hybrides (HEV) s'établissent à 28 672 unités (18 % de PDM, -2 %). Les micro-hybrides (MHEV) reculent de 13 % à 27 707 unités (18 % de PDM). Les hybrides rechargeables (PHEV) progressent de 10 % à 10 028 unités (6 % de PDM), dans un contexte d'un malus CO2 applicable dès 108 g/km et la réévaluation des émissions en homologation WLTP pénalisent cette motorisation en entreprise. Enfin, les EREV comptent pour 1 % des immatriculations du mois.
Les motorisations thermiques accusent un recul marqué. Les ventes de voitures essence reculent de 39 % à 16 391 unités (10 % de PDM) et celles de voitures diesel de -62 % à 2 412 unités (2 % de PDM). Ce repli s'inscrit dans le contexte du durcissement de la fiscalité et de prix des carburants à des niveaux records en septembre dans le cadre des tensions géopolitiques au Moyen-Orient. Les voitures essence-GPL progressent de 23 % à 5 234 unités (3 % de PDM).
Les ventes aux particuliers en hausse de 27 %, les flottes hors auto en recul de 8 %
Les ventes aux particuliers comptent pour 57 % du marché et progressent de 27 % avec 88 548 unités. Le leasing social et le renforcement des aides publiques contribuent à cette dynamique. Renault (18 894 unités), Peugeot (8 914) et Dacia (8 083) composent le trio de tête des marques les plus vendues aux particuliers.
Les immatriculations des sociétés hors secteur automobile reculent de 8 % à 18 284 unités (12 % de PDM). Peugeot (3 432 unités), Renault (2 962) et Volkswagen (1 337) sont les trois premières marques sur ce canal.
Les immatriculations des loueurs longue durée progressent de 10 % à 19 862 unités (13 % de PDM). Celles des loueurs courte durée reculent de 34 % à 6 017 unités.
Les voitures d'occasion en baisse de 5 %, les voitures d'occasion électriques en hausse de 32 %
Le marché des voitures d'occasion totalise 435 236 transactions en septembre, en baisse de 5 %. Les transactions de voitures diesel (40% de PDM) reculent de 13 % et celles de voitures essence (39% de PDM) de 6 %. Cette tendance intervient alors que les prix des carburants atteignent des niveaux records en septembre et que la consommation de carburants routiers a reculé de 5 % sur les huit premiers mois de l'année.
En revanche, les transactions de voitures d'occasion électriques progressent de 32 % à 22 428 unités (5 % de PDM).
Une nouvelle prime pour les voitures électriques d'occasion
Depuis le 1er septembre 2026, une nouvelle aide financée par les Certificats d'économies d'énergie (CEE) peut être accordée aux particuliers et à certains professionnels pour l'achat ou la location d'une voiture électrique d'occasion. Elle est attribuée sans condition de revenu.
Le montant de la prime varie selon le bénéficiaire et l'opérateur énergétique choisi. Pour être éligible, la voiture électrique d'occasion doit respecter plusieurs critères :
- avoir été mise en circulation en France entre 2017 et 2023 ;
- coûter 25 000 € TTC maximum;
- peser moins de 1 800 kg ;
- disposer d'une batterie présentant une capacité résiduelle d'au moins 80 %, ou d'une autonomie d'au moins 200 km.
L'achat doit obligatoirement être réalisé auprès d'un professionnel de l'automobile. Le bénéficiaire doit ensuite conserver la voiture pendant au moins trois ans. Dans le cas d'une location, le contrat doit également prévoir une durée minimale de trois ans.
Les voitures d'occasion hybrides (HEV) progressent de 21 % et les micro-hybrides (MHEV) de 18 %.
Le segment entre particuliers (C2C) reste le plus gros volume avec 248 156 transactions (57 % du total). Les voitures de plus de dix ans représentent 52 % des transactions.
FOCUS : Les flottes d'entreprise face à un automne sous tension
À l'heure d'aborder le dernier trimestre, le marché automobile reste sous pression. Hausse des prix des carburants, renchérissement des voitures neuves, évolution de la fiscalité : les entreprises doivent composer avec une équation économique de plus en plus complexe. Dans ce contexte, septembre constitue un rendez-vous clé pour les flottes, traditionnellement engagées dans une phase soutenue de renouvellement.
Pour les grandes entreprises, les arbitrages sont désormais largement dictés par les impératifs de verdissement des parcs. Depuis la mise en œuvre de la loi LOM et du dispositif de taxe annuelle incitative, l'électrification est devenue un enjeu à la fois réglementaire, financier et opérationnel. À cela s'ajoutent le maintien des ZFE, la disponibilité des voitures et l'évolution des dispositifs de bonus et de malus.
Résultat : le renouvellement d'une flotte ne se résume plus au remplacement de voitures arrivées en fin de cycle. Prix d'usage, fiscalité, émissions, disponibilité et adéquation aux besoins métiers entrent désormais simultanément dans l'équation.
L'électrique prend le pouvoir dans les flottes
Le premier semestre 2026 marque à cet égard un tournant. Pour la première fois, l'électrique devient la première motorisation des voitures acquises par les flottes.
Le changement de paysage est notable si l'on compare les premiers semestres 2019 et 2026. En sept ans, le diesel a nettement reculé dans les immatriculations de voitures des flottes.
À l'inverse, les motorisations électrifiées concentrent désormais l'essentiel des achats. L'électrique représente la première motorisation des immatriculations au S1 2026, devant les hybrides HEV et MHEV. Les hybrides rechargeables complètent le mix.

En moins de sept ans, le diesel est donc passé du statut de motorisation dominante à celui de motorisation marginale. Une bascule particulièrement visible sur les flottes, traditionnellement sensibles aux prix d'usage et aux évolutions fiscales
Le VU reste davantage accroché au diesel
Le mouvement est beaucoup moins prononcé sur le marché des véhicules utilitaires. Le diesel représentait encore 92 % des achats de VU des flottes au S1 2019. Il a reculé à 70 % au S1 2026, mais conserve une très large avance.
L'électrique progresse néanmoins, soutenu par l'élargissement de l'offre et par les politiques visant à réduire les émissions dans les zones urbaines. Des modèles comme le Renault Master E-Tech ou le Peugeot E-Expert permettent notamment aux entreprises d'électrifier leurs véhicules dédiés au dernier kilomètre.
Pour les usages nécessitant de longues distances ou une forte capacité de charge, le diesel reste encore difficile à remplacer. Les hybrides représentent 8 % des achats de VU, tandis que l'essence progresse légèrement, de 5 % au S1 2019 à 7 % au S1 2026.
Le marché du VU illustre ainsi une transition plus progressive que celle observée sur les voitures particulières, avec une électrification qui dépend encore fortement des usages.
Le SUV s'impose dans les parcs
La transformation des flottes ne concerne pas uniquement les motorisations de voitures. La répartition par segments évolue aussi rapidement, avec une progression continue des SUV au détriment des catégories traditionnelles.
Le segment B dominait encore en 2021 avec 62 878 unités. Mais dès 2022, le C-SUV prend la tête avec 56 263 immatriculations (dans un marché global en baisse et un recul du segment B) et conserve depuis sa position dominante. Il atteint 60 511 unités au S1 2026.

Le C-SUV bénéficie d'un positionnement particulièrement adapté aux usages professionnels : polyvalence, espace à bord et offre croissante de motorisations électrifiées. Des modèles comme le Peugeot e-3008 ou le Renault Scenic illustrent cette évolution.
Mais la progression la plus marquée est celle du D-SUV. Avec 33 078 unités au S1 2026, contre 18 689 cinq ans plus tôt, le segment progresse de 77 %. Il dépasse désormais le B-SUV et traduit une montée en gamme des flottes, notamment portée par l'électrification. Tesla Model Y, Peugeot 5008 ou Volkswagen ID.4 figurent parmi les modèles qui accompagnent cette tendance.
À l'inverse, les segments B et C reculent. Le segment B perd 29 % en cinq ans, tandis que le segment C cède 28 %. La concurrence des SUV explique en partie ce mouvement, alors que les constructeurs cherchent parallèlement à repositionner ces catégories autour de nouvelles offres électriques.
Les flottes, laboratoire de la transformation automobile
Les chiffres du S1 2026 confirment donc une recomposition rapide du marché professionnel. Sur les voitures, l'électrique s'impose désormais en tête tandis que le diesel devient résiduel. Dans le même temps, les SUV, et notamment les C-SUV et D-SUV, captent une part croissante des renouvellements.
Le véhicule utilitaire suit une trajectoire différente : l'électrification progresse, mais le diesel conserve une position dominante dès lors que les contraintes d'autonomie, de charge et de longue distance s'imposent.
Pour les gestionnaires de flotte, le sujet n'est donc plus seulement celui de la transition énergétique. Il s'agit désormais de trouver le bon compromis entre réglementation, fiscalité, prix total de détention (TCO), disponibilité des voitures et besoins des utilisateurs.
À l'approche du dernier trimestre, les flottes apparaissent ainsi comme un véritable laboratoire des mutations de l'automobile. Et les données du premier semestre 2026 montrent que, sur le marché des voitures neuves, le basculement vers l'électrique est désormais une réalité.
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