Automobile
Communiqué de presse du 1er juin 2026 – Mai 2026 : un marché en croissance portée par les particuliers, l’électrique franchit la barre des 29 % de part de marché.
Le marché des voitures particulières neuves (VPN) totalise 128 484 immatriculations en mai (17 jours ouvrés), en hausse de 4 % par rapport aux 19 jours ouvrés de mai 2025.
Le cumul depuis le début de l'année s'établit à 668 378 unités, en léger repli de 1 %.
- Les immatriculations de voitures neuves progressent de 4 %, en contraste avec le recul de -12 % enregistré un an plus tôt, malgré deux jours ouvrés en moins par rapport à mai 2025 (17 jours vs 19 jours).
- Les voitures neuves électriques représentent 29 % du marché (37 412 unités) ; chez les particuliers, un achat sur trois est désormais électrique (34 % de part de marché).
- Les particuliers affichent une hausse de 15 % (57 070 unités), avec tous les modes de financement en croissance : achat +16 %, LOA +1 %, LLD +30 %.
- Les voitures d'occasion totalisent 409 142 transactions, en baisse de 4 % ; les voitures d'occasion électriques ont plus que doublé, avec un cumul depuis le début de l'année en progression de 50 %.
- FOCUS : vers l'accélération de la transition électrique des véhicules utilitaires légers (VUL).
Le marché des voitures neuves connaît en mai 2026 un retournement par rapport au même mois de l'année précédente. La reconfiguration du mix énergétique s'intensifie : alors que l'électrique atteint près d'un tiers du marché chez les particuliers, les motorisations thermiques poursuivent un repli accéléré. Sur le marché des voitures d'occasion, la progression du segment électrique se confirme, avec des volumes qui ont plus que doublé sur le mois.
AAA DATA, l'expert de la donnée augmentée, enregistre 128 484 immatriculations de voitures particulières neuves (VPN) en mai 2026. Le mois de mai couvre 17 jours ouvrés, contre 19 jours comptabilisés en mai 2025. La croissance affichée de +4 % contraste avec le recul de -12 % enregistré en mai 2025.
Les particuliers totalisent 57 070 immatriculations (44 % de part de marché), en hausse de 15 %. Les flottes progressent de 1 % (30 802 unités). Les modes de financement des particuliers sont tous en croissance : achat +16 %, location avec option d'achat (LOA) +1 %, location longue durée (LLD) +30 %.
« Le marché des voitures neuves progresse en mai, dans un cadre d'aides renforcées ciblant les ménages. Chez les particuliers, un achat sur trois est désormais électrique. La hausse des prix des carburants renforce l'attractivité des motorisations électrifiées. Par conséquent, il ne devrait pas y avoir de coup de frein, comme celui observé en mai 2025, avant le lancement de la prochaine version du leasing social en juillet. », déclare Marie-Laure Nivot, Head of automotive market analysis chez AAA DATA.
Les voitures neuves électriques franchissent 29 % de part de marché, dans un cadre incitatif renforcé
Les immatriculations de voitures neuves électriques s'établissent à 37 412 unités en mai, pour une part de marché de 29 % contre 16 % en mai 2025. Depuis le début de l'année, les ventes de voitures électriques totalisent 185 711 unités (28 % de part de marché, en progression de 55 %). Chez les particuliers, les voitures neuves électriques atteignent 19 461 unités et 34 % de part de marché. Chez les flottes, la part de marché de l'électrique s'établit à 43 % (13 112 unités).
Cette accélération intervient dans un cadre de soutien renforcé : la prime "Coup de pouce véhicules particuliers électriques" peut atteindre 5 700 euros pour les ménages les plus modestes, complétée par la troisième édition du leasing social ouverte depuis fin septembre 2025 (loyers inférieurs à 200 euros par mois). La pression de la norme CAFE, dont le calcul est lissé sur la période 2025-2027, incite les constructeurs à maximiser leurs livraisons électriques. Le Tesla Model Y domine le classement des ventes électriques (3 874 unités), suivi de la Renault 5 (2 947), de la Renault Scenic V (1 624) et de la Tesla Model 3 (1 561).
Hybrides quasi stables, les voitures thermiques en fort recul sous l'effet du durcissement fiscal
Les voitures hybrides représentent au total 49 % du marché en mai (63 250 unités, en hausse de 1 %). Les micro-hybrides (MHEV) progressent de 10 % (29 305 unités, 23 % de part de marché), dans le cadre du maintien d'un abattement fiscal de 100 kg sur le malus au poids. Les hybrides (HEV) s'établissent à 25 108 unités (20 % de part de marché, -7 %). Les hybrides rechargeables (PHEV) reculent à 6 % de part de marché (7 630 unités, -6 %). Sur le segment PHEV, BYD place deux modèles dans le Top 5 (ATTO 2, SEALION 5, 1 368 unités cumulées), dans un contexte où les hybrides rechargeables importés de Chine bénéficient d'un traitement douanier plus favorable que les voitures électriques chinoises.
Les motorisations thermiques accusent un recul marqué : les voitures essence reculent de 37 % (18 926 unités, 15 % de part de marché) et les voitures diesel de 52 % (3 291 unités, 3 % de part de marché). Cette évolution intervient dans un contexte de durcissement fiscal au 1er janvier 2026 : malus CO₂ déclenché dès 108 g/km et malus au poids abaissé à 1 500 kg. À noter : les voitures essence-GPL progressent de 21 % (5 605 unités, 4 % de part de marché).
Marques chinoises : dynamiques contrastées
Parmi les marques chinoises, BYD, Xpeng et Leapmotor affichent des volumes en forte hausse. BYD dispose depuis début 2026 d'une usine en Hongrie ; Xpeng assemble ses modèles à Graz (Autriche) via Magna Steyr depuis octobre 2025. Jaecoo et Omoda (groupe Chery) font leur entrée au classement, avec une usine en Espagne. À l'inverse, MG est quasi stable (+4 %) et Lynk&Co recule de 94 %. Aiways et Skyworth disparaissent du classement.
Les voitures d'occasion en baisse, l'électrique d'occasion a plus que doublé
Le marché des voitures d'occasion (VPO) totalise 409 142 transactions en mai, en baisse de 4 %. Les voitures d'occasion électriques ont plus que doublé sur le mois (22 932 transactions) ; depuis le début de l'année, elles totalisent 99 892 unités, en progression de 50 %. Cette dynamique est portée à 70 % par les ventes de professionnels vers particuliers (B2C, 16 108 transactions) et à 18 % par les ventes entre particuliers (C2C, 4 208 transactions). Elle s'inscrit dans un contexte de prix favorables des voitures d'occasion électriques et d'un afflux croissant de modèles sur le marché secondaire.
Le report du malus occasion rétroactif au 1ᵉʳ janvier 2027 et la suspension des zones à faibles émissions (ZFE) en 2026 préservent le marché des voitures anciennes : les transactions C2C de voitures de plus de 10 ans progressent de 4 % (171 405 unités, 72 % des transactions C2C).
Focus : vers l'accélération de la transition électrique des véhicules utilitaires légers

Les véhicules utilitaires légers (VUL) accusent un retard dans la transition électrique : les VUL électriques ne représentent encore que 2,2 % du parc des petits VUL (inférieur ou égal à 1,55 t), 1,5 % du parc des VUL moyens (entre 1,55 t et 2 t) et 0,6 % du parc des VUL lourds (supérieur à 2 t).
Applicable dès le 1ᵉʳ juin 2026, la réforme des aides Certificats d'économies d'énergie (CEE) pour les VUL électriques modifie en profondeur le cadre d'incitation. Le nouveau barème bonifié favorise les utilitaires produits dans l'Espace économique européen (EEE), avec des montants progressifs selon le poids : environ 2 800 euros pour les VUL de moins de 1,55 t, près de 5 000 euros pour ceux de 1,55 t à 2 t, et jusqu'à 9 700 euros pour les VUL de plus de 2 t.
De nouveaux critères d'éligibilité des modèles sont introduits : assemblage dans l'EEE et inscription sur la liste Ademe. Cette exigence confère un avantage concurrentiel aux constructeurs européens : Renault (Trafic E-Tech, Master E-Tech) et Stellantis (Peugeot Expert, Citroën Jumpy, Fiat Scudo, Opel Vivaro) remplissent les critères.
Le plan d'électrification des usages présenté le 23 avril 2026 fixe un objectif d'au moins 50 000 VUL neufs électriques en 2026 et 70 000 en 2027. La réforme CEE, valable jusqu'au 30 juin 2029, vise à soutenir la décarbonation des transports tout en favorisant la réindustrialisation européenne et la sécurisation des chaînes d'approvisionnement.
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