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Communiqué de presse 1er janvier 2026

Un marché des voitures neuves sous basse tension

05/01/2026

Temps de lecture : 6 minutes
  1. 👉 Le marché des voitures neuves perd 6 % en décembre et totalise 1 632 151 immatriculations sur l’année 2025, en recul de 5 %.
    👉 Menées de loin par la Renault 5, les immatriculations de voitures électriques atteignent une part de 24 % en décembre et 20 % sur l’année.
    👉 Le marché de l’occasion se reprend en décembre à + 6 % et conclut l’année sur un petit gain de 0,8 %, pour un total de 5 396 432 transactions.
    👉 L’année 2025 aura surtout été marquée par le verdissement accéléré des flottes, un prix moyen des voitures neuves toujours élevé et un marché de l’occasion volatile d’un mois sur l’autre.
    👉 FOCUS : Prospective 2026.

  2. Le marché des voitures neuves reste au ralenti sur le mois comme sur l’année, freiné par la désaffection des particuliers et des flottes. Après deux mois de recul, l’occasion retrouve de l’allant et finit une nouvelle fois l’année dans le vert.


    AAA Data, l’expert de la donnée augmentée, enregistre 172 927 immatriculations de voitures particulières neuves (VPN) sur le mois écoulé, en baisse de 6 %, malgré un jour ouvré supplémentaire. Les canaux des particuliers (- 2 %) comme des flottes (- 9 %) restent en repli sensible en décembre, tout en continuant de s’orienter vers l’électrique. Comme presque chaque mois depuis le début de l’année, le seul canal en franche progression avec des volumes significatifs est celui des loueurs courte durée (+ 15 % en décembre et + 14 % sur 12 mois).

  3. Sur l’ensemble de l’année 2025, qui compte un jour ouvré de moins que 2024 (avec une incidence faible sur les statistiques), AAA Data constate un recul de 5 % des immatriculations de voitures neuves. Leurs prix moyens* ont beau entamer un reflux (-1,4 %), ils varient beaucoup selon les motorisations : 25 657 euros pour un modèle à essence (- 4,6 %), 42 992 euros en électrique (- 0,1 %). Et ils demeurent souvent trop élevés pour les particuliers, qui sont donc de plus en plus nombreux à s’orienter vers la location longue durée, une tendance qui s’amplifie depuis l’été et à laquelle contribue le leasing social. Ce mode de financement, surtout destiné aux entreprises auparavant, est choisi par 36 % des particuliers en décembre (+ 38 %).

  4. AAA DATA note par ailleurs une tendance à la stabilisation des immatriculations de SUV, au-dessus de 50 % du marché, après une très longue période de progression. Elles reculent presque autant que le marché en décembre, à – 4 %. Le seul segment en nette croissance sur le mois (+ 19 %) est toutefois celui des petits SUV du segment B, avec en tête la Peugeot 2008.
    « Les immatriculations de décembre sont encore sous forte influence des incitations gouvernementales et notamment du leasing social, dont l’enveloppe de 350 millions d’euros était proche de l’épuisement à quelques jours de la fin du mois », souligne Marie-Laure Nivot, Head of automotive market analysis chez AAA DATA. « Au final, les volumes concernés devraient même dépasser l’objectif de 50 000 véhicules, grâce aux tarifs un peu plus abordables des modèles choisis par les clients par rapport à 2024. Et ils vont continuer à soutenir les immatriculations au moins sur le premier trimestre de 2026. »

L’électrique sous perfusion des aides gouvernementales et soutenu par le verdissement des flottes

  1. Longtemps en retard en matière d’électrification, les flottes ont clairement accéléré leur transition énergétique depuis le début de l’année sous la pression des mesures réglementaires. À fin août, les immatriculations de voitures électriques à destination des flottes (loueurs longue durée, sociétés, et administration) bondissent de 47 % par rapport à la même période de l’année 2024. Leur part s’est installée au-dessus de 21 %, soit trois points de plus que l’ensemble du marché. La progression des hybrides est moins spectaculaire, mais toutes variantes confondues (HEV, MHEV, PHEV et EREV), elles représentent 53 % des immatriculations aux flottes, soit un total de 74 % de voitures électrifiées, le reste revenant au diesel (8 %, en chute de 46 %) et à l’essence (17 % et –45 %).

  2. La part de marché de l’électrique s’élève à 24 % en décembre (+43 %), et à seulement 20 % sur l’année (+ 12 %), les électriques ont passé le cap des 300 000 unités. Chez les particuliers, cette motorisation atteint 30% et 27 % pour les flottes.

  3. La Renault 5, éligible au leasing social, domine le classement des électriques avec 6 426 immatriculations sur le mois, plus de trois fois celles de la Peugeot 208 qui pointe en deuxième position, talonnée par les Peugeot 2008, Renault Scenic et Citroën ë-C3. Par marque, Renault s’impose donc largement en tête du classement des immatriculations d’électrique (10 598 unités, + 56 %), devant Peugeot (4 661 unités, plus que doublé), Citroën (2 496 unités, +93%), BMW (2 262 unités, + 16 %) et Volkswagen (2 247 unités, en hausse de 38 %)…

  4. Contrepartie de cette poussée de l’électrique sur un marché toujours en berne, la plupart des autres motorisations se replient à des degrés divers, notamment l’essence (- 31 %) et le diesel (- 34 %). Même les motorisations hybrides - plus de la moitié du marché - connaissent une petite érosion en décembre, à - 6 %, avec de fortes variations dans le détail : - 9 % pour les hybrides (HEV, avec sur le podium les Toyota Yaris, Yaris Cross et MG3…), + 13 % pour les mild hybrid (MHEV : Citroën C3, Citroën C3 Aircross, Peugeot 208), – 31 % pour les hybrides rechargeables (PHEV : BYD Seal U, MG EHS, Volkswagen Tiguan) et les électriques à prolongateur d’autonomie ont plus que doublé (EREV : Nissan Qashqai, Nissan X-Trail, Leapmotor C10).

Fin d’année positive pour le marché de l’occasion

  1. Le marché de l’occasion a évolué de manière erratique une bonne partie de l’année. Après un démarrage très solide en janvier, il s’est ensuite érodé peu à peu, oscillant d’un mois sur l’autre autour de l’équilibre. Plusieurs fois proche de basculer en négatif au cumul, il conclut 2025 sur un rebond mensuel de + 6 % (452 149 transactions) et atteint 5 396 432 transactions sur l’année, en progression de 0,8 % par rapport à 2024 et proche de ses plus hauts historiques.

  2. Depuis le tournant du Covid, il continue de se caractériser par un décrochage des modèles récents (- 1,6 % pour ceux de moins de 5 ans en décembre), directement lié à la chute des ventes de voitures neuves. A l’inverse, les tensions sur le pouvoir d’achat favorisent les modèles les plus anciens de plus de 10 ans, dont les volumes montent de 13 % en décembre. Ils sont en général vendus entre particuliers, marché qui connaît la dynamique la plus positive (+ 14 % sur l’année 2025), par opposition à celui des professionnels (B2C), en repli de 2 % sur l’année

  3. Une autre tendance notable est l’électrification progressive du parc, donc des transactions VO, qui suit en toute logique celle du marché des voitures neuves selon une courbe plus lissée, sans les effets abrupts des incitations gouvernementales. La part des électriques d’occasion dépasse ainsi 3 % sur l’année (+ 30 %) et franchit la barre des 4 % en décembre (+ 29 %). Il en va de même pour les hybrides, qui représentent 12 % du marché sur l’année (14 % en décembre). Ces modèles électrifiés sont plus souvent vendus par des professionnels. AAA Data observe en conséquence une augmentation des prix en B2C, estimée à 4 % sur les 11 premiers mois de 2025 par rapport à 2024. Malgré cette électrification, qui va encore s’accélérer, le marché de l’occasion reste thermique à plus de 80 % : 45 % des VO échangés en 2025 sont des diesels (- 4 %), 39 % des essences (- 3 %).

Focus : prospective 2026

  1. Afin d’anticiper les évolutions du marché et de soutenir des décisions éclairées dans un contexte en rapide mutation, AAA Data a développé un modèle de prévision combinant indicateurs macroéconomiques et données détaillées du marché automobile. Pour les ventes de voitures neuves, notre scénario de référence pour 2026 prévoit un total de 1.62 million d’immatriculations. Ce scénario s’appuie sur les prévisions de la Banque de France pour les PIB et le niveau de salaires et intègre les effets des décisions de la Commission européenne du 16 décembre dernier. Dans un contexte de croissance économique modérée, le marché devrait rester proche des niveaux de 2025 avant de retrouver davantage de dynamisme à partir de 2027. Le report de l’interdiction des voitures thermiques initialement prévu pour 2035 pourrait par ailleurs soutenir les ventes, en favorisant la demande de modèles thermiques dans les segments populaires et intermédiaires. Parallèlement, AAA DATA prévoit pour les ventes des voitures électriques une part de marché à 25% à l’horizon 2026, en augmentation par rapport à 2025 grâce à un développement de l’offre et une diminution d’écart de prix par rapport aux voitures thermiques.

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