Automobile
Communiqué de presse du 1er mars 2026 – Le marché du neuf à deux vitesses : l’électrique accélère, le thermique décroche
- 👉 Le marché des voitures neuves totalise 120 764 immatriculations en février, en baisse de 15 % par rapport à février 2025.
- 👉 Les voitures neuves électriques représentent 27 % du marché, en hausse de 28 % en février, sous l’effet du bonus écologique revalorisé et des livraisons du leasing social.
- 👉 Les voitures d’occasion totalisent 439 649 transactions, stables par rapport à février 2025.
- 👉 FOCUS : prix moyens des voitures neuves par motorisation en janvier 2026 – un prix moyen total en hausse de 4 %, tandis que le prix des motorisations électrifiées recule.
Alors que le marché des voitures neuves poursuit sa contraction, la recomposition du mix énergétique accélère. Les voitures électriques maintiennent une part de 27 % dans le cadre d’un dispositif d’aides renforcé, tandis que les motorisations thermiques poursuivent leur repli. Sur le marché de l’occasion, stable en février, les motorisations électrifiées poursuivent leur percée.
AAA DATA, l’expert de la donnée augmentée, enregistre 120 764 immatriculations de voitures particulières neuves (VPN) en février 2026. Les ventes reculent de 15 % par rapport à février 2025. En cumulé, le marché totalise 227 921 immatriculations, en baisse de 11 % par rapport à l’année dernière. Ce repli intervient alors que la réglementation fiscale s’est durcie au 1er janvier 2026 : le malus CO2 se déclenche désormais dès 108 g/km (contre 113 g/km en 2025), le malus au poids dès 1 500 kg (contre 1 600 kg) et les normes CAFE européennes, fixées à 81 g/km sur la période 2025-2027, continuent de contraindre le mix des constructeurs.
Les particuliers totalisent 52 226 immatriculations, en baisse de 15 % en février 2026, et représentent 43 % du marché. Côté financement chez les particuliers, la location longue durée (LLD) progresse de 10 % et atteint 32 % des immatriculations, tandis que la location avec option d’achat (LOA) recule de 19 %, à 32 % de part de marché.
Les flottes s’établissent à 34 178 unités, en recul de 14 %, avec une part de marché de 28 %.
«En février, les immatriculations restent dynamisées par les livraisons de voitures électriques liées au leasing social. Malgré cette progression, les ventes de voitures électriques ne suffisent pas encore à compenser totalement le recul des motorisations thermiques. En parallèle, les voitures hybrides, sans aide financière, captent désormais plus d’un achat sur deux, traduisant ainsi une meilleure adéquation de l’offre à la demande. » déclare Marie Laure Nivot, Head of automotive market analysis chez AAA DATA.
Les voitures neuves électriques à 27 % du marché, portées par le bonus revalorisé et le leasing social
Les immatriculations de voitures neuves électriques s’établissent à 32 370 unités en février, en hausse de 28 %, pour une part de marché de 27 %. En cumulé, les ventes atteignent 62 677 unités, en progression de 38 %. Cette dynamique positive résulte à la fois du bonus écologique revalorisé depuis le 1er janvier 2026, qui peut atteindre jusqu’à 7 700 euros avec la prime batteries européennes, et des livraisons de voitures commandées dans le cadre du leasing social ouvert le 30 septembre 2025.
Renault domine le classement des marques avec 6 492 immatriculations de voitures électriques (+38 % sur le mois), devant Peugeot (3 896, +36 %) et Tesla (3 715, +55 %). Côté modèles, la Tesla Model Y arrive en tête (3 034 unités), suivie de la Renault 5 (2 639) et du Renault Scenic (2 127).
L’exonération totale de TVE (taxe sur l’affectation des voitures à des fins économiques) pour les voitures électriques et le taux de renouvellement pour les entreprises de plus de 100 voitures doivent atteindre 18 % de voitures à faibles émissions en 2026. Ces mesures incitatives expliquent en partie la forte progression des immatriculations de voitures électriques des flottes, en hausse de 62 % en février.
Les voitures hybrides en repli, les motorisations thermiques en retrait accéléré
Les voitures hybrides représentent la première motorisation en février, leur part de marché atteint 53 % avec 64 326 immatriculations, en repli de 6 %. Les full-hybrides (HEV) reculent de 11 %, les micro-hybrides (MHEV) de 1 % et les électriques à prolongateur d’autonomie (EREV) de 54 %. Les hybrides rechargeables (PHEV) progressent de 3 %.
D’un autre côté,, les motorisations thermiques connaissent une contraction plus marquée. L’essence perd 48 % et ne représente plus que 15 % du marché. Le diesel recule de 54 % pour une part de 3 %. Le GPL s’établit à 2 % de part de marché, en baisse de 52 %. Ce repli accéléré des motorisations thermiques coïncide avec le durcissement du malus CO2, abaissé à 108 g/km au 1er janvier 2026, qui touche désormais des citadines comme certaines versions de la Renault Clio (108 g/km, 50 euros de malus) ou de la Peugeot 208 (117 g/km, 240 euros).
L’occasion stable, les voitures électriques d’occasion en hausse
Le marché des voitures d’occasion (VO) totalise 439 649 transactions en février, stable par rapport à février 2025. En cumulé, le marché s’établit à 853 169 transactions, en baisse de 5 %.
Dans un marché́ stable, les voitures d’occasion MHEV progressent de 33 % avec une part de marché de 5 % et les voitures électriques de 23 % pour une part de 4 %. Les HEV augmentent de 21 % avec 6 % de part de marché. La progression de ces motorisations alternatives contribue à la stabilité du marché des voitures d’occasion.
Les motorisations thermiques reculent : le diesel perd 3 % pour 43 % de part de marché et l’essence 4 % pour 38 %. Les voitures de plus de 10 ans représentent 50 % des transactions, en hausse de 6 %, tandis que celles de moins de 5 ans reculent de 3 %.
Focus : prix moyens des voitures neuves par motorisation en janvier 2026 – un prix total en hausse, mais le prix des motorisations électrifiées en baisse.
En janvier 2026, le prix moyen des voitures neuves*, toutes motorisations confondues, s’établit à 35 332 euros, en hausse de 4 % par rapport à janvier 2025 (34 120 euros). Cette progression du prix moyen total coïncide avec un transfert de volume des motorisations thermiques, dont le prix moyen est plus bas (essence : 24 850 euros*), vers les voitures électriques, dont le prix moyen est plus élevé (41 137 euros*). Les volumes essence et diesel reculent de 49 % en janvier tandis que les voitures électriques progressent de 52 %.
À l’inverse les prix moyens de l’ensemble des motorisations électrifiées reculent : les voitures électriques de 3 % (41 137 euros*), les full-hybrides de 3 % (33 128 euros*), les micro-hybrides de 3 % (33 697 euros*), les hybrides rechargeables de 2 % (56 095 euros*) et les EREV de 7 % (40 673 euros*). Cette baisse simultanée intervient alors que les normes CAFE, durcies à 81 g/km depuis janvier 2025, incitent les constructeurs à ajuster les prix de leurs modèles électriques pour en stimuler la demande, dans un contexte de bonus écologique revalorisé et de leasing social prolongé.
Les motorisations thermiques affichent une tendance inverse : le prix moyen essence progresse de 1 % (24 850 euros*), le diesel de 4 % (42 362 euros*) et le GPL de 10 % (20 191 euros*).
* Prix du neuf hors options, hors négociation et hors bonus/malus, janvier 2026 versus janvier 2025.


